La Banque de Russie (BCR) avait fait sienne cette doctrine : n’intervenir qu’en en cas d’urgence. Elle y est désormais contrainte quasi tous les jours. Vers 1 heure, dans la nuit de mardi 16 décembre, l’institution s’est résignée à annoncer l’augmentation, pour la sixième fois depuis le début de l’année, de son taux directeur à 17 % contre 10,5 %, ce dernier pallier ayant été lui-même déjà relevé moins d’une semaine auparavant… Un an plus tôt, ce même taux, introduit comme instrument monétaire en Russie le 13 septembre 2013, s’établissait à 5,5 %. La boussole de la banque centrale s’affole.
La décision de la BCR n’a guère pris de court des Russes restés tardivement le nez collé sur leurs écrans d’ordinateurs. En cause : la chute du rouble. Malmenée depuis plusieurs semaines, la monnaie russe a connu un véritable lundi noir ce 15 décembre, en perdant 9,5 % de sa valeur en quelques heures. Un seuil historique a été franchi lorsque l’euro a grimpé à 78,8 roubles (contre 72,2 roubles la veille) tandis que le dollar passait la barre des 64 roubles.
Jamais depuis son arrivée au pouvoir en 2000, le président Vladimir Poutine n’a été confronté à une telle situation
Mardi matin, le rouble, qui semblait avoir repris un peu de souffle, replongeait à nouveau malgré les interventions de la BCR qui a injecté depuis début déce...






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